30/11/2008

La Neige tombe

Toute blanche dans la nuit brune,
La neige tombe en voletant.
O pâquerettes ! Une à une,
Toutes blanches dans la nuit brune.

Qui donc là-haut plume la lune ?
O frais duvet ! flocons flottants !
Tout blanche dans la nuit brune,
La neige tombe en voletant.

 

Jean RICHEPIN,

La Chanson des gueux (1876)

10:45 Écrit par Animusiques dans POESIE-hiver | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hiver, saison, animusiques, richepin |  Facebook |

19/11/2008

Nita Et Le Gitan

 

 

Quand tombaient les feuilles d'automne,

Nita gardait les moutons

Près du ruisseau vint un homme

Un gitan, un vagabond


Il leva les yeux vers elle

Et lui demanda à boire

Il avait dans ses prunelles

Tant de routes sans espoir

.....

cette chanson provient du CD:

jacky galou

12/11/2008

Au fil des saisons

 

automne...

après la semaine de Toussaint et Halloween (pour ceux qui aiment)

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bientôt...

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et après...nous passerons en hiver et...

animusiques  noel

 

 

animusique

08:00 Écrit par Animusiques dans ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel, saisons, animusiques, st nicolas |  Facebook |

07/11/2008

C'est en septembre

 

 

Les oliviers baissent les bras

Les raisins rougissent du nez

Et le sable est devenu froid

Au blanc soleil

Maitres baigneurs et saisonniers

Retournent à leurs vrais métiers

Et les santons seront sculptés
Avant Noël

C'est en septembre

Quand les voiliers sont dévoilés

Et que la plage tremble sous l'ombre

D'un automne débronzé

C'est en septembre

Que l'on peut vivre pour de vrai.....


Gilbert Bécaud

J'ai ramassé des champignons

 

J'ai ramassé des champignons
des blancs des bleus et des oranges
j'ai ramassé des champignons qui poussaient sur le frais gazon
Des tout petits, des gros, des minces, des tout petits et des géants
Je les ai mis dans mon panier, les blancs, les bleus et les oranges
je les ai mis dans mon panier et puis je les ai emportés
Des tout petits, des gros, des minces, des tout petits et des géants
c'est défendu de les manger, les blancs, les bleus, et les oranges
c'est défendu de les manger alors je les ai replantés
Les tout petits, les gros, les minces, les tout petits et les géants

"ramassé" ou "rencontré"?

je ne sais pas d'où provient cette chanson

15:00 Écrit par Animusiques dans CHANSON-automne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : champignons, automne, saisons, animusiques |  Facebook |

06/11/2008

Bal des champignons

 

Anne Sylvestre

 

Ecouter un extrait de la chanson

D'une coulemelle
J'ai fait une ombrelle
Et d'un champignon tout rond
J'ai fait un chapeau melon
J'ai mis ma collerette
Mon habit de fête
Pour aller danser un peu
Chez le roi des elfes bleus
Champignon marron
Mon champignon si bon
Mon champignon
Nous danserons
Sous les liserons
Une belle girolle
Qui faisait la folle
Dit : je me marie demain
un bolet voudrait ma main
Tête de girolle
Tête de folle
Vous n'avez ni bras, ni main
Vous n'avez qu'un pied très fin
Madame Morille
Qui est si gentille
Pense qu'il est de bon ton
D'aimer un pied de mouton
Mais son mari grogne
Grogne et se renfrogne
Car il est, ça c'est trop fort
Une trompette de mort
A la belle oronge
J'ai conté mes songes
Elle m'a dit que bientôt
J'habiterai un château
Grand merci la belle
Pour cette nouvelle
Je m'en vais danser en rond
Avec trente mousserons

Anne Sylvestre

03/11/2008

Ballade du vieux baudet

 

À Madame Jenny Vialon.


 
En automne, à cette heure où le soir triomphant
Inonde à flots muets la campagne amaigrie,
Rien ne m’amusait plus, lorsque j’étais enfant,
Que d’aller chercher l’âne au fond d’une prairie
Et de le ramener jusqu’à son écurie.
En vain le vieux baudet sentait ses dents jaunir,
Ses sabots s’écailler, sa peau se racornir :
A ma vue il songeait aux galops de la veille,
Et parmi les chardons commençant à brunir
Il se mettait à braire et redressait l’oreille.

Alors je l’enfourchais et ma blouse en bouffant
Claquait comme un drapeau dans la bise en furie
Qui, par les chemins creux, tantôt m’ébouriffant,
Tantôt me suffoquant sous la nue assombrie,
Déchaînait contre moi toute sa soufflerie.
Quel train ! Parfois ayant grand’ peine à me tenir,
J’aurais voulu descendre ou pouvoir aplanir
Ses reins coupants et d’une âpreté sans pareille ;
Mais lui, fier d’un jarret qui semblait rajeunir,
Il se mettait à braire et redressait l’oreille.

Nous allions ventre à terre, et l’églantier griffant,
Les ajoncs, les genêts, la hutte rabougrie,
Les mètres de cailloux, le chêne qui se fend,
La ruine, le roc, la barrière pourrie
Passaient et s’enfuyaient comme une songerie.
Et puis nous approchions : plus qu’un trot à fournir !
Dans l’ombre où tout venait se confondre et s’unir,
L’âne flairait l’étable avec son mur à treille,
Et sachant que sa course allait bientôt finir,
Il se mettait à braire et redressait l’oreille.


l'âne